Ferrari 599 GTB Fiorano, aussi à l’aise sur route que sur piste

Ecrit le mardi 28 février 2006 par Vincent Royer

Ferrari a choisi le salon de l’auto de Genève 2006 pour présenter en avant première mondiale sa dernière création, la Ferrari 599 GTB Fiorano. En remplacement de l’actuelle 575 Maranello.


Elle est rouge, certes. Mais pas rouge Ferrari. Nous sommes pourtant bien sur le stand de la marque au cheval cabré. Celle qui trône au milieu du stand, celle de par laquelle tous les autres modèles du constructeur semblent rayonner, c’est la toute nouvelle 599 GTB Fiorano. Un nom qui en dit long sur celle qui est présentée ici en avant-première mondiale. Fiorano, c’est la piste d’essai de Ferrari. GTB signifie Gran Turismo Berlinetta, synonyme de voitures d’exception qui ont jalonnées l’histoire de la marque. Et enfin, 599 pour la cylindrée du V12 qui propulse la bête, cylindrée divisée par 10, bien sûr.

 Dérivé de l’Enzo

C’est donc dans une robe proche du rouge bordeaux métallisé, une couleur du plus bel effet, que cette 599 GTB Fiorano dessinée par Pininfarina est présentée au centre du stand. A ses côtés, une seconde version se veut plus discrète, toute en noir. Avec cette nouvelle voiture, Ferrari veut répondre à Lamborghini qui se vante d’avoir la plus belle et la plus sportive des voitures dans sa gamme, la nouvelle Murcielago LP640.

Et la 599 GTB Fiorano peut s’enorgueillir d’un feu d’artifice de chiffres. Il lui faut moins de 3,7 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, et 11 secondes pour passer de 0 à 200 km/H. La vitesse de pointe dépasse les 330 k/h, le rapport poids/puissance est inférieur à 2,6 kg/ch, le châssis et la carrosserie sont entièrement en aluminium et 620 ch sont logés sous le capot avant. Car la 599 GTB Fiorano est une deux places à moteur central avant.

Dérivé de celui de l’Enzo, le moteur V12 de 6 litres de cylindrée affiche une puissance spécifique de 103 ch/l. Un chiffre tout simplement jamais vu sur un moteur atmosphérique de cette cylindrée. La régularité de la puissance est optimisée par quatre décaleurs d’arbre à cames. L’embrayage, à double disque, permet de réduire l’inertie et d’abaisser le centre de gravité. La distribution se fait par chaîne pour réduire l’entretien et atténuer les bruits mécaniques. A contrario, les aspects les plus envoûtants d’un V12 ont été mis en avant. Ferrari promet ainsi une sonorité moteur exaltée.

 Trois innovations majeures

La 599 GTB Fiorano, c’est aussi trois innovations majeures dont elle est la seule à être équipée. Première innovation, la boîte F1-Superfast. Dérivée de la boîte F1 équipant déjà l’ensemble de la gamme, la boite F1-Superfast va encore plus loin. Elle va surtout plus vite. 100 ms suffisent pour changer de rapport. Pour cela, les opérations ne sont plus effectuées en mode séquentiel. Ensuite, la gestion électronique du moteur et de la boîte exploite l’énergie élastique des organes de transmission. Intégré au "manettino", petit sélecteur de mode de pilotage installé sur le volant, la sélection du mode d’utilisation se fait entre "automatique" et "Launch Control", pour des départs-arrêtés plus performants.

Intégrant tous les systèmes de contrôle de la voiture, le "manettino" permet au pilote de choisir la meilleure dynamique de la voiture suivant le type de conduite et les conditions d’adhérence. Il gère aussi l’affichage des informations au tableau de bord, comme le temps au tour, la température et la pression des pneus, le GPS...

La seconde innovation s’appelle elle aussi F1, mais F1-Trac, et est elle aussi intégrée au "Manettino". Dérivée directement, comme son nom l’indique, de la F1, cette technologie analyse en permanence la vitesse des roues avant et arrière permettant au système d’estimer l’adhérence maximale disponible. Celui-ci peut alors anticiper le comportement de la voiture et optimise la traction en agissant sur la puissance du moteur. Efficace même en sortie de virage, ce système permet un gain de 20% de l’accélération par rapport à un système traditionnel de contrôle de motricité et de stabilité. Le pilote amateur peut ainsi, plus facilement et avec plus de sécurité, pousser plus loin les limites de sa voiture.

Enfin, l’ultime innovation concerne les suspensions SCM pour Suspensions à Contrôle Magnéto-rhéologique. Ce système réduit les mouvements de la voiture, garantissant ainsi meilleures tenue de route et maniabilité. Le roulis est réduit et les phases d’accélération, de freinage et de changement de directions sont maîtrisés. Concrètement, les suspensions SCM utilisent les propriétés des fluides des amortisseurs. Leurs caractéristiques dynamiques peuvent varier sous l’action d’un champ magnétique à pilotage électronique. L’amortissement est ainsi immédiatement contrôlé en fonction de l’état de la route et du type de pilotage.

 L’intérieur est à l’image de l’extérieur

Extérieurement, le dessin de Pininfarina est doux mais agressif. Doux car les lignes sont fluides, arrondies, galbées. Agressif car deux lignes centrales viennent couper le capot moteur en son centre, formant un V de par et d’autre de l’écusson Ferrari. Agressif, car la grande calandre, très basse juste au dessus de la route, semble vouloir avaler le bitume. Agressif, car la voiture, malgré ses formes généreuses -4,66 m de long pour 1,96 m de large-, est compacte et trapue. Ramassée sur son arrière. Un arrière qui laisse apparaître presque de manière ostentatoire son imposant extracteur d’air. Quatre sorties d’échappement viennent l’entourer. Quand aux feux arrières, dans la plus pure tradition Ferrari, ils sont ronds, mais modernité oblige, à leds.

L’intérieur est à l’image de l’extérieur, tout simplement beau. Bien sûr, l’équipement est minimaliste. Mais les matériaux utilisés sont nobles. Le cuir, omniprésent, affiche ses coutures, exaltant le côté artisanal de la voiture. La fibre de verre et le carbone viennent compléter les matériaux. La colonne de direction est réglable électriquement. La climatisation est à réglage séparé pilote/passager. Le compte-tours est à fond rouge ou jaune et les sièges baquets en cuir et fibre de carbone sont du plus bel effet. Une poignée centrale de maintien du passager fait également son apparition. Ferrari aurait-il peur que les propriétaires de la belle perdent leurs amis passagers ?

En tous cas, les heureux propriétaires peuvent personnaliser leur auto à loisir. Ferrari souhaitant maintenir un caractère exclusif à ses autos malgré l’augmentation continue de modèles produits. Pour cela, le constructeur poursuit le développement de son programme de personnalisation Carrozzeria Scaglietti. Pour la 599 GTB Fiorano, quatre domaines d’intervention sont disponibles : Course et piste, Extérieur et couleurs, Intérieurs et matériaux, et enfin, Equipements et voyages.

En détails, le domaine « Equipements et voyages » propose notamment, en options, les capteurs de stationnement avant et arrière, la possibilité d’insérer un iPod, l’antivol satellitaire et un kit de valises spécifiques. Le domaine « Intérieurs et matériaux » propose quant à lui un nouveau volant en carbone avec des leds qui indiquent le régime, et des équipements spéciaux en carbone pour les panneaux de portes, le tableau de bord, les palettes de changement de vitesse et les couvre-brancards. Plusieurs selleries sont également disponibles. Dans le domaine « Course et piste », on retrouve des freins carbone/céramique (CCM), des jantes challenge monolithiques de 20’’ avec pneumatiques run-flat, des harnais quatre points et un arceau de protection. Bien sûr, les écussons Scuderia viennent habiller les ailes avant et les étriers de freins sont en couleur.

Si les tarifs ne sont pas encore connus, ils devraient être légèrement inférieurs à ceux de la 612 Scaglietti.




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