Antoine Burguière, « Abarth en France, c’est parti »

par Vincent Royer

Commercialisée en France depuis le 19 juillet, la marque Abarth fait son grand retour dans l’hexagone à l’occasion du Mondial de Paris 2008. Rencontre avec Antoine Bruguière, son responsable commercial et marketing.

Antoine Burguière, Abarth en France, c’est enfin parti ?
Ca y est, c’est parti depuis le 19 juillet. La marque vient de renaitre, avec Grande Punto au lancement et depuis le 10 septembre, la 500.

Abarth, c’est une marque à part entière ?
La marque Abarth existe avec un statut juridique propre. Une marque spécifique qui a son réseau dédié. C’est très important. Il y a aussi une identification au niveau des show-rooms et bien entendu au niveau de l’après-vente. Les distributeurs ont aussi la particularité d’avoir un statut spécifique de préparateur. Ce statut leur permet de commercialiser et d’installer les kits de performance Esse Esse qui sont aujourd’hui la nouveauté sur le stand Abarth.

Ils seront les seuls à pouvoir les installer, à pouvoir présenter les véhicules à l’administration française, puisqu’ils nécessitent une réhomologation à titre isolé.

Quel est le réseau Abarth en France ?

Nous avons sept distributeurs. Paris est le dernier et vient d’ouvrir, mais aussi Marseille, Grenoble, Bordeaux, Strasbourg, Montbéliard et Nancy. Vont ouvrir en novembre Lyon, Thonon-les-Bains et Cannes, suivis de très près par d’autres distributeurs sur Lille, Orléans, Nantes, Montpellier et puis Toulouse. Soit une quinzaine de concessionnaires à l’horizon début d’année 2009.

Quinze concessionnaires, est-ce réellement suffisant ?
On pense que rationnellement un distributeur par région administrative correspond aujourd’hui à notre objectif de couverture avec en plus une partie supplémentaire de capillarité pour la partie après-vente, entretien et garantie. Car autant un client accepte pour un achat passion de faire 200 kms pour acheter une fois une voiture. Autant il faut que l’on soit à même de lui proposer pour l’entretien et le suivi de son véhicule des points qui soient beaucoup plus proches.

La mise en place d’un réseau propre coûte cher. Un signe des objectifs de la marque ?
Il y a un objectif qui est peu ou prou de 1000 voitures l’année prochaine. Avec un mix de 150 Grande Punto et le reste en 500. Voilà à peu près une idée de volume pour l’année prochaine.

Comment la marque Abarth est-elle accueillie en France ?
Pour l’instant, alors que nous avons ouvert le 19 juillet, nous avons déjà près des deux tiers des volumes annuels France pour 2008 qui ont déjà été commandés, avec seulement six distributeurs. Paris vient de se lancer donc ça va très vite et il y a un très fort engouement pour les produits Abarth.

Qui sont les clients Abarth ?
On a une clientèle qui est assez large et différenciée. Elle va aussi bien des fans de la marque, puisque la marque existait dans le passé, qu’aux jeunes qui vont vraiment accéder à un produit qui reste abordable mais qui est très pointu et pour lequel ils vont vraiment mettre un budget dans ce véhicule passion, ce véhicule plaisir. Et puis il y a aussi, transgénérationnel, des jeunes, des femmes -plus sur 500-, qui s’intéressent aujourd’hui à nos véhicules.

Quels sont les arguments d’Abarth ?
Aujourd’hui Abarth a déjà existé et a un héritage fort. Il y a un homme derrière le nom Abarth. Carlo Abarth était une personne qui a créé cette structure à l’époque. En revanche on n’a pas d’approche nostalgique de la marque. Les produits et le concept Abarth sont quelque chose qui est vraiment dans l’air du temps.

Alors pourquoi ? Parce que l’on a des véhicules qui proposent une personnalisation forte. On a des produits qui sont extrêmements évolutifs, à l’instar de la téléphonie mobile où l’on achète un téléphone et ensuite on va le faire évoluer avec de la mémoire en plus, avec de la personnalisation. On est vraiment dans l’air du temps avec une offre sur l’automobile qui est vraiment différenciante.

On revient à des produits petite cylindrée, faible consommation, émissions de CO2 réduites, contenues, et pourtant des véhicules plaisir. On essaie de décomplexer le fait de se dire on peut rouler aujourd’hui faible consommation, faible émission, et pourtant se faire plaisir.

Abarth aujourd’hui c’est 500 et Grande Punto. Et dans le futur ?
Il y aura surement un produit spécifique à la marque. En attendant on a bien sûr l’animation avec les kits puissance. On les a déjà lancés sur Grande Punto et on les présente en avant-première sur 500 au Mondial de Paris. Et dans le futur il y aura des évolutions des différents produits.

Quel est le coût d’un kit Abarth ?
Un kit sur une 500 coutera posé moins de 3000 euros. Il comprend des modifications du châssis, des ressorts, des jantes, des pneus. On est sur des tailles de pneumatiques de 17 ». Les ressorts sont rabaissés de 15mm. Le filtre à air et la cartographie moteur sont également modifiés pour atteindre 160 ch. On modifie aussi les freins, les disques de freins et on met des plaquettes hautes performances. C’est donc une modification substantielle du véhicule pour un cout qui est de moins de 3000 euros pour une puissance de 160 ch.

Pourquoi 500 Abarth est-elle plus chère que Grande Punto Abarth ?
Grande Punto est à 17 990 euros, la 500 à 18 500 euros. Le niveau d’équipement est un petit peu plus important sur 500 que Grande Punto. Avec entre autre des équipements propres à 500 : le contrôle de transfert de couple, qui est un système qui permet d’avoir une meilleure direction du véhicule dans les virages, et également un système d’indicateur de passage de rapports au niveau du tableau de bord.

Abarth va-t-elle revenir comme à la belle époque… sur les circuits ?
Il y a aujourd’hui le projet de faire courir les Assetto Corse. Ce sont des 500 allégées qui pèsent 920 kg pour 190 ch. Une formule qui sera en ouverture des Ferrari Challenge et également une Coupe qui permettra d’avoir pour un coût réduit, environ 2500 euros, la possibilité de participer à une expérience course avec le véhicule et l’équipe.

A priori dès le mois de mars on aurait la mise en place de l’ouverture des Ferrari Challenge.

La demande est-elle forte pour courir en Abarth ?
On avait des demandes sur la vente même des véhicules, qui ne sont pas homologués pour la route, seulement pour la piste. Hélas tous les véhicules ont été vendus en deux semaines -il n’y avait que 49 exemplaires. Aujourd’hui on a de la demande pour tourner en compétition. Il y a un vrai engouement. Il y a ces souvenirs de l’époque glorieuse d’Abarth et du savoir faire en compétition de la marque Abarth.

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