A mi-parcours, le Team Iveco â De Rooy est en tĂȘte de la catĂ©gorie Camions. Quant aux deux Fiat PanDakar, elles sont toujours en course. Un exploit !
Le Dakar continue, et le moins que lâon puisse dire câest que les choses se passent bien pour le Team De Rooy et ses Iveco. Lors de lâĂ©tape 3, mardi, lâĂ©quipe a en effet remportĂ© sa seconde victoire dâĂ©tape consĂ©cutive avec Miki Biasion. Le double champion du monde de rallye WRC signait ainsi sa premiĂšre victoire dâĂ©tape sur le Dakar. Il prenait par la mĂȘme occasion la troisiĂšme place au gĂ©nĂ©ral.
« On nâa connu aucun problĂšme aujourdâhui, dĂ©clarait-il Ă lâarrivĂ©e, seulement la poussiĂšre des camions devant nous, mais on quand mĂȘme bien roulĂ© et surtout on nâa pas crevĂ©, donc câest bien⊠Mais la chaleur Ă©tait vraiment intense, surtout avec un parcours aussi technique. CâĂ©tait vraiment une journĂ©e, trĂšs, trĂšs fatigante. »
Mercredi Ă©tait sans aucun doute LA grande journĂ©e Iveco du Dakar 2012 puisquâen plus dâune nouvelle victoire dâĂ©tape, les hommes du Team De Rooy signaient les trois meilleurs temps, GĂ©rard De Rooy devançant ses coĂ©quipiers Stacey et Biasion. Trois hommes que lâon retrouve aux⊠trois premiĂšres places du gĂ©nĂ©ral !
« Nous avons beaucoup dĂ©passĂ© aujourdâhui, expliquait GĂ©rard de Rooy, donc nous avons rĂ©alisĂ© une bonne journĂ©e, dans une spĂ©ciale trĂšs difficile. Dâautant plus que jâai cassĂ© ma suspension de cabine Ă 6km du terme, ce qui nâa rien arrangĂ© pour le dos et la fatigue, surtout aprĂšs la grosse section bosselĂ©e. Mais bon, tout va bien, et surtout nous amĂ©liorons le camion chaque jour. »
Dans la cinquiĂšme Ă©tape jeudi, les choses ont Ă©tĂ© plus compliquĂ©es. Si GĂ©rard de Rooy sâimpose une nouvelle fois Ă lâissue de lâĂ©tape, il ne devance le second, Ales Loprais, que de 14 secondes ! DerriĂšre eux, on retrouve les deux coĂ©quipiers de De Rooy, Miki Biasion et Hans Stacey.
« Encore une trĂšs bonne journĂ©e pour nous, se fĂ©licitait GĂ©rard de Rooy sur la ligne dâarrivĂ©e, puisque nos 3 camions arrivent dans les premiers. Il va falloir attendre un peu pour savoir exactement les positions, mais de toute façon, câest bienâŠ. Les premiĂšres dunes Ă©taient trĂšs molles mais avec le couple de nos camions, ce nâest pas un souci⊠Mais bon, nous prenons les jours les uns aprĂšs les autres, et nous jouons la stratĂ©gie dâĂ©quipe en vue du gĂ©nĂ©ral pour Ă©viter que Loprais ou les Kamaz ne puissent faire un trop gros coup. Normalement, les Kamaz devraient ĂȘtre plus menaçants que ça, mais pour lâinstant la course tourne en notre faveur. »
La journée de vendredi sera une journée plus tranquille, la spéciale étant annulée à cause des conditions météos trop difficiles, la neige ayant recouvert les cols que devait emprunter le rallye.
Enfin, aujourdâhui, dans la septiĂšme Ă©tape, GĂ©rard de Rooy a confirmĂ© sa suprĂ©matie en remportant sa troisiĂšme Ă©tape dâaffilĂ©. Ses coĂ©quipiers ont par contre Ă©tĂ© plus distants, Stacey ne prenant par exemple que la huitiĂšme place. Il va donc maintenant falloir se mĂ©fier un peu plus de Loprais et de son Tatra.
Au général, De Rooy est premier, Stacey troisiÚme et Biasion échoue à la 18Úme place aprÚs une journée difficile dans les dunes.
Des Fiat PanDakar en difficultés
Du cĂŽtĂ© des autos, les choses sont plus compliquĂ©es. Si Calubini et Caffi terminent respectivement 127Ăšme et 131Ăšme, prenant les 109Ăšme et 113Ăšme places au classement gĂ©nĂ©ral Ă lâissue de lâĂ©tape 3, leurs autos ont disparues des classements sur le site internet de la course depuis lâĂ©tape 4 de mercredi. Les deux petites Fiat PanDakar sont pourtant toujours en course. Jeudi soir elles pointaient aux 120 et 122Ăšme places du gĂ©nĂ©ral.
Mais leur aventure ne se fait encore une fois pas sans difficultĂ©s. Ainsi, lors de lâĂ©tape de jeudi, la PanDakar de Loris Calubini a Ă©tĂ© heurtĂ©e par un camion Man, lâendommageant Ă©normĂ©ment.
« Nous traversions un passage critique de la spĂ©ciale, entre le sable et le lit dâune riviĂšre. Sur le roadbook il Ă©tait signalĂ© comme risquĂ© pour les camions qui pouvaient se retourner. »
Alors que son coĂ©quipier lui lisait cette note, Loris aperçoit la voiture de Caffi arrĂȘtĂ©e en situation difficile. Il sâarrĂȘte alors Ă son tour Ă quelques mĂštres derriĂšre pour analyser la situation. Lorsquâil sâapprĂȘte Ă descendre de la voiture, il aperçoit dans son rĂ©troviseur un gros camion Man qui arrive. A sa vitesse, impossible de sâarrĂȘter.
« Jâai pensĂ© Ă retirer le pied de lâembrayage pour glisser de quelques mĂštres en avant. » Le pire est Ă©vitĂ© mais le camion vient toucher lâarriĂšre de la PanDakar. RĂ©sultat, toute la carrosserie arriĂšre cassĂ©e, ainsi quâune roue et un demi-axe. LâĂ©quipe rĂ©ussira malgrĂ© tout Ă rĂ©parer pour repartir le lendemain.
Et câest lĂ que les choses se compliquent. Au soir de la septiĂšme Ă©tape, les voitures ne sont toujours pas rentrĂ©es au bivouac, perdues dans le terrible champ de dunes. Heureusement, demain câest repos. Avec un peu de chance, les PanDakar auront mĂȘme un peu de repos avant de reprendre la piste lundi, si elles parviennent Ă sâextraire des dunes cette nuit.
Le résumé vidéo de la troisiÚme étape
Le résumé vidéo de la quatriÚme étape
Le résumé vidéo de la cinquiÚme étape
Le résumé vidéo de la septiÚme étape








