SpaItalia 2005, record battu !

Comment faire vivre le circuit de Spa-Francorchamps de façon originale ? En y organisant un rassemblement d’amateurs de voitures italiennes. Cette idée, Jean-Pierre Magalhaes la développe chaque année depuis 4 ans à travers SpaItalia.

Les passionnés le savent bien, il est long et difficile de réaliser un album photos consacré à telle ou telle marque de voitures, à tel ou tel constructeur. Les modèles anciens, mais aussi certains plus modernes ne courent pas toujours les rues. Et pourtant ce week-end, certains ont pu rajouter des centaines de modèles dont de très rares, à leur collection de photos de voitures italiennes.

Il suffisait de se rendre en Belgique, sur le mythique circuit de Spa, où près de 2 000 italiennes de tous âges s’étaient donné rendez-vous.

Histoire belge

Parkings, paddocks, stands et piste, tout leur était réservé. Et elles ne s’en sont pas privées. A l’origine de cette… histoire belge, Jean-Pierre Magalhaes. « Moi-même je suis passionné de voitures italiennes, confie-t-il. Je voulais créer un événement à Spa. Parce que je pense que ce circuit mérite ce genre d’événements. Au niveau sportif, il y en a déjà beaucoup, donc pour me démarquer un peu des événements vraiment sportifs, courses, etc… on a imaginé cette réunion d’amateurs de voitures italiennes. »

Lieu mythique plus véritables passionnés, la formule se révèle gagnante. 2005 est ainsi la quatrième édition d’un événement qui attire de plus en plus de monde. « Depuis la première édition, chaque année le public répond présent, se félicite Jean-Pierre Magalhaes. On augmente régulièrement le nombre de participants et de visiteurs. Et là effectivement, j’ai l’impression que l’on va atteindre nos objectifs. C’est aussi beaucoup grâce au temps, bien entendu. Les objectifs, c’était de réunir plus de 1 500 voitures dans les paddocks, et de dépasser 5 000 visiteurs. »

Une rencontre internationale

Et pour atteindre ces chiffres, SpaItalia n’attire pas que des belges. Les passionnés de l’Europe entière accourent depuis plusieurs années à Spa. « On a beaucoup de participants qui viennent de Hollande, d’Allemagne, peut-être un peu moins cette année parce que nous souffrons de la concurrence du Grand Prix d’Europe de F1 qui se passe au Nurburgring, mais sinon on a habituellement pas mal d’allemands. Il y a des anglais, des italiens, il y a beaucoup de français cette année. Donc c’est vraiment international. »

Parmi les français justement, beaucoup d’individuels mais aussi de clubs avaient fait le déplacement. C’est le cas de Dominique Camerino, venu avec le Lancia Club France. « Moi je suis tout nouveau dans le club. C’est ma deuxième sortie avec le Club Lancia France. Je ne connais pas encore tous les membres. On était une dizaine de voitures à venir sur le circuit. Le plus loin est venu de Clermont-Ferrand. Donc ça fait déjà une bonne route. Moi je viens de la région de la Marne, près de Reims. Ca fait 300 km à peu près, donc ça va. »

Profiter de la piste

Et si tous ces passionnés se déplacent, c’est aussi pour participer aux différentes activités. La plus prisée, c’est bien sûr de prendre la piste au volant de son bolide. Et pour satisfaire tout le monde, différentes formules existent, sportives ou plus tranquilles.

« Faute de savoir un petit peu le déroulement de la journée, j’ai choisi de faire la parade. Je pense que c’est une erreur, regrette Dominique. Il y avait des séries où l’on pouvait rouler plus librement. Là en parade, forcément on est coincé derrière la voiture de sécurité, et normalement on ne doit pas doubler. J’ai fait quelques excès, j’ai doublé un petit peu… mais bon, ça démange de trop. Je pense que là on a une voiture puissante, on a un circuit hyper rapide et tellement motivant, historique… j’étais trop tenté ! Si je reviens l’année prochaine, je prendrai les autres séries et là je roulerai beaucoup mieux. »

Il faut dire que Dominique a le pied lourd. Dans son garage, quatre Delta Intégrale dont une de rallycross avec laquelle il a couru plusieurs saisons en championnat de France. Pour lui, la Delta, c’est la… passion intégrale.

« En fait c’est une voiture qui a un moteur à la fois puissant et très brutal, explique-t-il. Donc les accélérations sont extraordinaires par rapport à d’autres voitures que j’ai essayé où les accélérations sont beaucoup plus linéaires. Là en fait, on a un gros plaisir à l’accélération. A chaque changement de rapport on a la tête qui part dans le siège et ça c’est quelque chose que l’on ne retrouve pas dans les autres marques. »

Elégance à l’italienne

Plus loin de la piste, mais tout autant passionné, Alfonso est venu présenter son Spider 1750 Veloce de 68 au concours d’Elegance. Une voiture à l’état exceptionnel, affichant moins de 50 000 km qui lui permet de remporter le « prix du cœur ».

Et si Alfonso n’en est pas à sa première ancienne, cette Alfa fait un peu partie de son enfance. « J’ai eu des GT Coupé, des 1750, j’ai eu d’autres modèles de Spider Alfa Romeo, se souvient-il, mais ce modèle ci est un peu unique. C’est le tout premier modèle des Spider Alfa Romeo dans les années 60. C’est un peu un rêve de gosse. J’aime un peu toutes les Alfa Romeo, mais le Duetto, ce modèle particulièrement, c’est quelque chose qui tient à cœur.

C’est un vieux souvenir de l’âge de 12-13 ans. La première fois que j’ai vu cette Alfa Romeo, ce spider, ça m’a flashé, ça m’est resté et j’avais toujours dit que je l’aurai un jour… et une superbe en plus ! »

Record battu

Des Spider, il y en avait d’autres à Spa. Beaucoup d’autres. Ils permettent même à SpaItalia de rentrer dans le Guinness Book des records avec la plus forte concentration de Spider Alfa Romeo Modèle 105. 114 étaient présents, un peu à l’écart du reste de la manifestation, avec coordonnées des propriétaires, numéro de plaque et de châssis, trois éléments nécessaires à l’homologation du record.

Bien évidemment, comme dans tous rassemblements de ce type, le pire côtoie le meilleur, aussi bien sur la piste, où certains se croient dans des jeux vidéos, que dans les paddocks. Que dire en effet de ce Coupé Fiat transformé en Ferrari avec un énorme aileron à la 575 Maranello ? Quant au Multipla transformé en voiture robot, ou aux Alfa tunées de l’antenne radio aux pneus, nous ne nous y attarderons pas. Clin d’œil cependant au petit garçon pédalant dans son kart à la calandre agressive, une calandre Alfa Romeo, bien sûr.

Heureusement, après l’hommage réservé cette année par les organisateurs aux 75 ans de la marque Pininfarina, et une évocation de l’Equipe Nationale Belge, l’année prochaine devrait encore nous réserver le meilleur.

« En 2006 nous allons fêter les 100 ans de Lancia, confie l’organisateur Jean-Pierre Magalhaes, et nous rendrons un hommage à Carlo Abarth. » Rendez-vous est pris. Nous, on y sera.

SpaItalia 2005… … en chiffres
Voitures italiennes dans les paddocks 1150
Voitures italiennes en piste 500
Alfa Romeo Spider modèle 105 114
Public 3 500
RĂ©partition par marque %
Abarth 1
Alfa Romeo 53,5
Ferrari 10
Fiat 15
Lamborghini 5
Lancia 13
Maserati 2,5
DSC_2887-2.jpgDSC_2895-2.jpgDSC_2896-3.jpgDSC_2925-3.jpgDSC_2927-2.jpgDSC_2941-2.jpgDSC_2961-2.jpgDSC_2975-3.jpgDSC_2993-2.jpgDSC_3074-2.jpgDSC_3087-3.jpgDSC_3094-2.jpgDSC_3098-2.jpgDSC_3158-2.jpgDSC_3168-2.jpgDSC_3207-2.jpgDSC_3219-2.jpgDSC_3221-2.jpgDSC_3278-2.jpgDSC_3338-2.jpgDSC_3401-2.jpgDSC_3445-2.jpgDSC_3452-2.jpg

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