Lancia Voyager 2.8 163 ch Gold

par Vincent Royer
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Fruit de l’alliance Fiat-Chrysler, le Lancia Voyager n’est autre que le Chrysler Voyager rebadgé Lancia. Devenu italien, le Voyager est-il plus glamour et charmeur ?

Nous sommes en 1983. Chrysler présente aux États-Unis le Voyager, un véhicule d’un genre nouveau dérivé des vans américains mais reposant sur un châssis de voiture de tourisme. Offrant sept places, il est lancé six mois avant l’Espace de Renault. Depuis, le Voyager s’est écoulé à plus de 13 millions d’unités dans 120 pays, faisant de lui la référence des monospaces.

En 2009, le Voyager fête ses 25 ans de carrière. 2009 c’est aussi l’année de l’alliance entre les groupes Chrysler et Fiat. Une alliance qui signe la fin de la marque Chrysler en Europe, mais pas la disparition de ses modèles, puisque ceux-ci seront désormais commercialisés sous la marque Lancia. Une alliance contre nature pour certains, notamment en ce qui concerne le charme et le glamour de ses lignes, mais une aubaine pour Arnaud Belloni, le directeur de Lancia France de l’époque.

« Quand vous êtes sur les segments des grands monospaces, moi je préfère qu’ils soient un petit peu carrés, que ronds. Parce que s’il est carré, il est fonctionnel, et s’il est rond, il ne l’est pas, vous voyez. Et là je préfère qu’il le soit. En l’occurrence Phedra était plutôt carré, Zeta était plutôt carré, et leur succès, c’est qu’ils étaient fonctionnels et glamours.»

Alors Lancia a-t-il réussi à rendre le Voyager glamour et à lui inculquer un peu de charme italien ? Pour le savoir nous l’avons emmené sur les routes de Touraine.

Clone de la version US

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’extérieurement Lancia s’est contenté du strict minimum. À savoir des pare-chocs enveloppants légèrement remaniés par rapport au modèle américain, le remplacement du logo Chrysler par le logo Lancia, et… C’est à peu près tout.

On retrouve ainsi la grosse nervure sur le capot moteur et tous les attributs de la dernière génération de Chrysler Voyager.

De profil on constate les grandes surfaces vitrées, gage de visibilité et de luminosité. Des vitres sur teintées sur toute la partie arrière, de série sur tous les niveaux de finition, tout comme les jantes de 17 pouces en aluminium poli et les moulures de bas de portes chromées.

L’ensemble est élégant et répond parfaitement aux critères haut-de-gamme souhaités par Lancia. Il faut dire qu’avec 5 m 21 de long, 1 m 99 de large et 1 m 75 de hauteur, le voyager en impose et force le respect.

Mensurations et poids handicapant

Malheureusement, ces mensurations ont un revers, son poids, plus de 2,2 tonnes et son inadaptation aux centres villes ou aux petites routes européennes. Le Lancia Voyager y est pataud, d’autant que son petit moteur diesel 2.8 l de 163 chevaux se montre juste suffisant. Accouplé à une boîte automatique à six rapports, celle-ci se révèle douce, mais lente. À la fin de l’année, une évolution du quatre cylindres devrait cependant apparaître portant la puissance à 190 chevaux.

Les suspensions ont été retravaillées pour s’adapter aux routes européennes avec notamment des ressorts plus durs, une barre stabilisatrice plus grosse et une réduction de la garde au sol. Malheureusement, les suspensions restent lâches, surtout à l’arrière.

Si l’on ajoute que le moteur a tendance à se manifester bruyamment quand on le pousse, pour un dépassement par exemple, que la consommation annoncée de 7.9 l aux 100 kilomètres s’est plutôt approchée des 10 l lors de notre essai, que les 207 g par kilomètre de CO2 rejeté imposent un malus de 2300 € et que des bruits d’air ont tendance à apparaître au-dessus de 110 km/h, le bilan de notre essai pourrait apparaître gagné d’avance avec un bel échec. Et pourtant.

Un habitacle généreux et modifiable à souhait

Le principal point fort du Voyager se situe dans l’habitacle. Ses dimensions généreuses lui assurent une excellente habitabilité, à chacune des sept places proposées de série. Sept places qui ne condamnent pas le coffre qui dispose alors de 934 dm³. Mieux, grâce au système Stow & Go, chacune des cinq places arrière se range d’une main sous le plancher libérant ainsi un formidable espace de chargement, plat, offrant 2394 dm³ lorsque la troisième rangée est rabattue, et même 3912 dm³ quand les deux rangées arrière sont rabattues. Et lorsque les sièges sont utilisés, ils libèrent de nouveaux volumes de rangement qui viennent s’ajouter aux nombreux espaces déjà présents dans l’habitacle.

Un habitacle qui respire le luxe et l’élégance avec de série des sièges partiellement en cuir, individuels, enveloppants et chauffants pour les deux rangées avant, une planche de bord redessinée intégrant deux prises 12 Volt, le système télématique U-Connect compatible Bluetooth avec commande vocale et navigation par GPS, un système audio de 276 W avec CD, MP3 et même DVD et disque dur de 40 Go. Ou bien encore le Cruise Control, le volant chauffant, le pédalier réglable et l’indicateur de pression des pneus, pour offrir le plus grand confort au conducteur.

Petit bémol cependant, le Voyager a été beaucoup moins retravaillé que la Thema, et la première impression qualitative passe vite avec de nombreux plastiques durs pas à la hauteur des prétentions de Lancia. Dommage, car à côté de cela le Voyager dispose de série de la climatisation tri-zone, de l’ouverture et fermeture électrique des portes latérales arrière et même… du coffre. La grande classe !

Notre version d’essai disposait également du système vidéo multimédia comprenant notamment deux écrans de neuf pouces pour que tous les occupants puissent regarder des films, du pack Confort comprenant l’ouverture et démarrage sans clé, le détecteur de pluie et les poignées de portes argentées, ainsi que du pack Sécurité, regroupant le détecteur d’angle mort et les rétroviseurs multifonctions chromés. Précisons que le Voyager dispose déjà de série du système d’aide au stationnement avec caméra de recul.

Les tarifs

Modèle et optionsTarif au 01 juin 2012
Lancia Voyager 2.8 163 ch Gold42 400 €
Peinture métallisée860 €
Pack confort : Keyless Go, détecteur de pluie, poignées de portes argentées350 €
Pack sécurité : détecteur d’angle mort, retro extérieurs multifonctions chromés et electrochrome600 €
Système vidéo multimedia1 500 €
Toit ouvrant électrique850 €
Modèle essayé46 560 €

Remerciements à COPADA – Motorvillage Paris

Lancia Voyager 2.8 163 ch Gold
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