Le Ricard HTTT c’est le temple du GT !

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A l’issue d’une course un peu folle, le tandem Bornhauser / Groppi reprend la tête du Championnat de France FFSA GT, alors qu’en FFSA GT3 Audi signe avec Stéphane Ortelli et David Hallyday sa seconde victoire de la saison. Au général, status-quo…tandis que les Lamborghini Gallardo du Ruffier Racing et de First Racing s’entredéchirent !

C’est sur une superbe piste et un circuit exceptionnel que le Championnat de France FFSA GT/GT3 a fait halte. Transformé pour un week-end en « Mecque » du GT (avec les Championnats FIA GT et FIA GT3), le circuit Paul Ricard HTTT s’est montré sous son meilleur jour offrant de grands moments de plaisir aux pilotes (qui se sont parfois pris pour des pilotes de Formule 1…).

Toujours aussi « chaud » dans cette discipline, le départ de la première course n’a pas dérogé à la règle et dès les premières courbes… ça se bouscule ! Le premier tour verra ainsi une hiérarchie se dessiner, menée par Richelmi, Hernandez, Debard, Bornhauser, Police et Cormoreche.

En GT3, c’est la Viper Mediaco de Lamic qui mène les débats devant, la Ferrari de Demay, l’Audi d’Hallyday, la Lamborghini de Dubreuil, la BMW de Prignaud, la Ferrari de Jakubowski, puis les Lamborghini de Peyroles et Tuchbant. Leader du Championnat, Gaillard ne pointe qu’en 13ème position… Les premières sanctions tombent… Nicolas Tardif écope d’un drive through pour départ anticipé, tandis que Brandela doit repasser par les stands pour non respect de la route de course. Les pilotes sont déjà « bouillants » !

« Rookie » dans le Championnat et nouvel arrivant, Stéphane Richelmi, équipier d’Eric Cayrolle sur la Corvette SRT, surprend tout le monde par ses performances. En effet, le jeune pilote de monoplace ne tarde pas à prendre la tête de la course et rapidement creuse l’écart. Derrière lui, Eric Debard passe Patrick Bornhauser suivi de Police et Cormoreche. Nos quatre protagonistes se tiennent dans le même rythme.

De plus, pour compliquer l’affaire, la Saleen de Bornhauser et la Corvette de Panis embarquent chacune 120 kg de lest…Un handicap bien pénalisant à ce niveau.

Alors que Paul Lamic domine son sujet en GT3, la course semble stable mais comme d’habitude sur ce championnat très disputé, l’accalmie est de courte durée…et les événements se précipitent.

Michael Petit sur la Viper Mediaco engagée par Ruffier Racing est le premier à renoncer, puis ce sera le tour de Jean-Philippe Vouillon, nouvel arrivant dans la discipline, au volant de la Porsche Cup S qui ne peut exploiter tout le potentiel de sa voiture. Engagé sur l’épreuve pour préparer la prochaine saison, Vouillon percute Brandela en perdition et renonce.

Alors que la bataille fait rage, au 8ème tour, Paul Lamic est victime d’une crevaison et abandonne la tête. L’affrontement oppose désormais l’Audi, et les deux Ferrari AS Events, dont celle du poleman Jérôme Demay… Les trajectoires sont « multiples » et Jakubowski vient finalement percuter son équipier Demay qui sombre hélas dans les profondeurs du classement. Malgré un avant sérieusement endommagé, Jakubowski poursuit sa course tout en restant dans le rythme des meilleurs. Fabien Barthez, quant à lui, n’ira pas au bout de son relais en raison d’un bris de pont. Le célèbre gardien de but qui accueillait sur le circuit Steeve Nodonda, le gardien de l’OM, connaîtra une première course de GT agitée…

Retour en GT1 où cette fois, c’est au tour d’Hernandez de crever alors qu’il occupait la deuxième position, laissant probablement au passage s’échapper le titre… De façon opportune, en regagnant les stands, l’équipe en profite pour effectuer son changement de pilote. Après le ravitaillement, Cayrolle occupe la tête avec 19 secondes d’avance sur Groppi et Panis. Mais cette avance va fondre comme neige au soleil à chaque tour. Panis revient comme un boulet de canon entraînant Groppi dans son sillage… A trois virages de la fin de course, Panis est dans les échappements de Cayrolle. Mais sur un freinage, un peu tardif, il le percute.

Les deux voitures partent en tête-à-queue ! Groppi, médusé, regarde les deux Corvette se neutraliser et passe en tête sous le damier… Cette fin de course est plus qu’inattendue ! A noter que Soheil Ayari sera parmi les plus rapides en piste mais malheureusement, il ne pourra faire mieux que 6ème place.

Dans le clan GT3, Stéphane Ortelli prend la tête et ne la quittera plus… L’Audi Oreca a enfin résolu ses problèmes de jeunesse et empoche la victoire ! Christopher Campbell, en bagarre avec une voiture très dégradée tant sur le plan technique que sur le plan aérodynamique, parvient toutefois avec maestria à conserver la deuxième place.

La Lamborghini n°58 du First Racing permet à Bruno Dubreuil de prendre la troisième position… Quelle course ! Malgré tous leurs efforts, la voiture des leaders GT3 au championnat, Parisy/Gaillard n’est pas dans le coup et ils finissent 11èmes.

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Ils ont dit

Vainqueurs GT : Patrick Bornhauser-Laurent Groppi- Saleen SR7 – Larbre Compétition
Patrick Bornhauser: “Nous étions lestés de 120kg…assez pénalisant au niveau de l’accélération, bien visible lors du départ ! C’était flagrant !!! Nous sommes passés de la 3ème à la 4ème place immédiatement. Ensuite, la voiture s’est très bien comportée. Le stand m’a demandé d’attendre un peu que les pneus soient en état pour attaquer puis je suis revenu sur Eric dans les zones de freinage, mais pas dans les zones d’accélération ! Une ou deux fois, j’ai tenté d’attaquer, mais à chaque fois cela me ralentissait plus qu’autre chose. Bonne bagarre avec Jean-Claude Police qui mettait la pression. C’était très fair-play. Il était un peu plus vite, mais je suis parvenu à stabiliser l’écart. Malheureusement, en fin de course, de l’huile (ou de l’eau) sur la piste n’était pas signalée, et j’ai pris beaucoup de précaution car c’était très glissant. Eric s’en est aperçu, mais il devait lui aussi faire très attention. Nous sommes rentrés au stand au même moment, et j’ai passé le volant à Laurent, en 3ème position. Impossible d’aller chercher les deux premiers qui n’étaient pas lestés… »

Laurent Groppi: “Ce n’était pas évident… Juste après le relais, je suis parti devant Olivier mais ensuite, la voiture s’est un peu dégradée et j’étais en difficulté sur les freinages et les accélérations. A un moment, Olivier a réussi à me dépasser par l’intérieur, j’ai essayé de rester le plus près possible de lui. Ensuite, il a commis une petite erreur et je suis revenu. Je n’avais plus de radio, donc je ne connaissais plus ma position. A un moment, Eric et Olivier se sont accrochés, et j’ai pu en profiter. Je suis resté suffisamment au contact pour passer en tête et profiter de cette opportunité. Pour nous, tout cela est bénéfique pour le championnat, mais nous conservons beaucoup de lest.”

2ème GT: Stéphane Richelmi-Eric Cayrolle – Corvette C6 R – Salleslagh Racing Team
Stéphane Richelmi: « C’est ma première course en GT et je suis très heureux de partager la voiture avec Eric. Les qualifications ne se sont pas trop mal passées. C’était mon premier départ lancé. Comme j’étais en pole position, c’était plutôt facile, puisque c’est moi qui donnais le rythme. Ensuite, je devais faire le plus gros écart possible car nous n’avions pas de lest. Les pneumatiques étaient un peu difficiles à gérer car je n’ai pas vraiment l’habitude. En monoplace, nous sommes à fond du début à la fin. J’ai mis un bel écart avec le 2ème et ensuite… ce qui s’est passé s’est passé. Eric a fait une très belle course. »

Eric Cayrolle: « Il ne nous restait que deux virages. Nous avions monté toute une stratégie… Ce n’est pas dramatique. Il faut surtout souligner les magnifiques débuts de Stéphane en GT, ce qui n’était pas évident. Pour moi, ce fut un peu plus difficile au relais. Les pneus étaient un peu plus usés qu’à l’habitude. La voiture était particulièrement difficile dans les freinages sur le train arrière, et je manquais un peu de vitesse. Nous avons un petit joker pour la deuxième course, car je n’ai pas encore utilisé mes pneus neufs de qualification.

Vainqueurs GT3: David Hallyday – Stéphane Ortelli – Audi R8 LMS – Team Oreca
David Hallyday: « Le départ s’est plutôt bien passé. Ce que je redoutais un petit peu c’est le manque d’expérience dans la voiture. J’ai essayé de gérer ma course en découvrant tour par tour le tracé. Même si nous avions déjà roulé avec Stéphane au Val de Vienne, nous avons eu quelques soucis mécaniques. Là, c’était un peu une redécouverte. Mais je me suis très vite aperçu que ça se bagarrait bien, j’ai opté pour faire une course sage et attendre de voir ce qui allait se passer. Ensuite, Stéphane a fait la course parfaite. C’est une très belle victoire pour l’équipe car nous avons beaucoup travaillé toute la saison. Ce n’est pas facile de mettre des pilotes différents à chaque fois. C’est mieux d’avoir des repères avec les mêmes pilotes. Là, nous galérons tous un peu, mais je suis vraiment content pour l’équipe et de cette première victoire avec Stéphane. Nous nous connaissons depuis presque 20 ans, ça fait super plaisir. »

Stéphane Ortelli : « Il était très important pour nous de bien figurer ici, pas simplement parce que nous sommes à la maison, mais parce que nous avons eu une petite série de problèmes. C’est normal, c’est une voiture nouvelle. Il faut apprendre à gérer. Ici, nous avons fait plus que gérer. Avec la forte concurrence des Ferrari et Lamborghini, nous finissons sur le podium. C’est la deuxième course que je gagne et c’est la 2ème fois que je me bats contre Christophe Campbell. C’était très propre… Nous sommes toujours un peu plus lents en vitesse de pointe, mais nous avons réussi à trouver un bon équilibre et à nous imposer sur la distance de la course. C’est très bien. Coup de chapeau au Team Oreca ! Je roule avec Oreca depuis 2007 et c’est la première fois que nous avons une course à la maison, et en plus, nous gagnons en GT3 ! C’est très bien pour nous. »

2èmes GT3 : Bruno Dubreuil – Ulric Amado – Lamborghini Gallardo – First Racing
Bruno Dubreuil: « Nous sommes très heureux de cette 2ème place. Ce n’était pas exceptionnel en qualifs et nous sommes partis 6èmes. Nous ne connaissions pas la piste, ni l’un ni l’autre. C’est vraiment un magnifique circuit dans un cadre exceptionnel. On se prendrait presque pour des pilotes F1. Le départ ne s’est pas trop mal passé. J’ai réussi à m’accrocher à la 4ème place. Une Viper devant moi a eu une crevaison, donc j’ai gagné une place. Mais honnêtement, je n’arrive pas a suive le rythme de ces messieurs. Je me maintenais à petite distance et j’ai réussi à tenir. Je pense que c’est Ulric qui a fait une course vraiment magnifique et qui a réussi à mettre la pression, et voilà, nous sommes deuxièmes ! »

Ulric Amado: « Il n’y a pas grand chose à ajouter. Nous avons dû improviser pendant les essais, puisqu’en 2 heures il est dur de devoir se partager le volant et apprendre le circuit. Mais tout s’est bien passé. Stéphane m’a donné de très bons et très précieux conseils, ce qui m’a beaucoup aidé. J’ai fait des bons chronos tout le relais. C’est vrai que nous avons encore du mal à nous battre avec les Audi et les Ferrari. C’est très dur et je ne sais trop pas comment nous sommes là, honnêtement. Nous avons beaucoup de chance. Il faut se battre jusqu’au bout. Nous pouvons encore gagner le championnat. Il ne faut rien lâcher et ne pas baisser les bras ».

3èmes GT3 : François Jakubowski – Christopher Campbell – Ferrari 430 Scuderia – AS Events
François Jakubowski: « Parti 7ème avec nos petits problèmes, c’était inespéré de donner la voiture en tête à Christopher. Je dois dire que la course avec David fut exemplaire. C’est hyper agréable de se battre avec un pilote qui est régulier et fair-play. Après, j’ai eu un petit souci avec un de mes adversaires qui m’a fermé la porte. En laissant la voiture à Christopher, j’avais vraiment tapé dans les pneus. Je me suis dit qu’il allait batailler car en plus il est un peu souffrant ce week-end. Il a vraiment fait une course exceptionnelle quand je pense que je lui ai donné une voiture presque sur les jantes ! Cette 3ème place nous permet de remonter un peu au championnat. Nous sommes partis de tellement loin, que peut-être nous arriverons à faire un podium d’ici à la fin de la saison. »

Christopher Campbell: « La fin de course fut très difficile. C’est toujours très décevant de perdre une place. Mais je suis allé au bout de moi-même et de la voiture. Je suis même parti en tête-à-queue, j’étais vraiment trop à la limite n’étant pas un adepte du tête-à-queue… j’étais un peu surpris. Par contre, la bonne nouvelle du jour, je suis ravi de laisser nos 50kg de lest à vous messieurs pour votre fin de saison, cela nous fera du bien… »

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