Les Stilo rompent la glace

par Vincent Royer
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Pour leur première course, les nouvelles Fiat Stilo écrivent leur arrivée au sein du Trophée Andros en lettres d’or. Déception par contre du côté des Alfa Romeo 147.

On les attendait comme les arbitres du duel annoncé Yvan Muller (Kia Rio) contre Alain Prost (Toyota Corolla). Les trois Fiat Stilo pourraient bien dépasser leur rôle d’arbitre et jouer la gagne dès cette saison. Pour leur première course, malgré un développement utra-rapide réalisé en six mois, deux des pilotes Fiat se positionnent déjà dans les cinq premiers du classement général. Franck Lagorce remportant même ses deux finales !

Première journée idéale

Les conditions étaient favorables les 4 et 5 décembre à Val Thorens, avec un beau temps sec et une piste parfaite. Samedi, lors de la première séance d’essais et pour son retour sur le Trophée Andros après deux ans d’absence, Jean-Philippe Dayraut (Fiat Stilo AS Events/LG) réalise le meilleur temps. Son pilotage précis et agressif ayant raison de Prost et Muller. La Stilo officielle de Franck Lagorce obtenant le quatrième temps. La troisième Stilo (AMV-Sofinco) connaîtra moins de succès. Chassis abîmé dès le tour de reconnaissance, Laurent Fouquet et Laurent Brechet ne pourront participer à la première journée de course.

En finales de cette première journée, les Stilo confirment leur bonne forme. Dès le départ de la première finale, Franck Lagorce dépasse la Kia de Wilfried Merafina. Il rattrape ensuite Prost, parti en tête. A mi-course, la pression monte, les quatre premiers se regroupant. Au contact de Prost, Lagorce profite d’une trajectoire un peu trop à l’extérieur du professeur pour le passer. Lagorce finira par s’imposer devant Balas et Merafina, signant la première victoire de la Stilo, dès sa première course !

Dans la seconde finale, moins de suspens, Yvan Muller partant en tête et la conservant du début à la fin. Derrière par contre, la pression est intense sur Jean-Philippe Dayraut qui contient durant six tours les attaques d’Evens Stievenart sur sa Kia Rio. Il gardera cependant sa seconde place jusqu’à la ligne, signant le deuxième podium de la Stilo.

Côté Alfa Romeo, par contre, moins de chance. Non-officielles, les voitures ne sont pas encore totalement au point. “Il faudra encore beaucoup de travail pour amener la voiture à son meilleur niveau de performance. Nous ne sommes pas parvenus à rattraper le retard pris dans le développement du moteur, la voiture n’est pas prête”, reconnaissait, amer, Christophe Béroujon (Claude Millet Auto Rallye). Il termine à la 24ème position au terme de cette journée.

Confirmation la seconde journée

Le lendemain, Fouquet, dont le chassis de la Stilo est réparé, et le moteur changé, s’élance le premier pour la première séance qualificative de la journée. Les trois premiers de la veille, malgré leur leste, sont les seuls à passer sous la barre des 52 secondes au tour, Dayraut signant le troisième temps, Lagorce le quatrième.

Pour la seconde séance qualificative, Lagorce améliore son temps précédent de deux secondes. Il devance Muller et le second pilote Fiat officiel, Philippe de Korsak. Il ne parvient cependant pas à se placer devant Prost.

Dans la première finale, un accrochage entre Gilles Stievenart (Austin Mini) et Thierry Joncoux (Seat Leon), casse le peloton qui ne parvient pas à trouver de passage. Dayraut, laché par Muller, résiste à De Korsak. Mais au dernier tour, le moteur de ce dernier coupe subitement et Evens Stievenart ne peut l’éviter. Sur le podium, Muller devance Dayraut et Jean-Luc Pailler (Peugeot 206 CC). Les Alfa Romeo semblent plus convaincantes que la veille, Jean-Noël Lanctuit prenant la cinquième place.

Parti en première ligne de la seconde finale, aux côtés de Prost, Lagorce prendra la tête au premier virage et ne la quittera plus, signant sa seconde victoire du week-end. La première Alfa de cette finale, celle de Béroujon, se hissant à la huitième place. « Nous avons des difficultés à transmettre la puissance du moteur (340 cv) aux quatre roues motrices et directrices, nous manquons de motricité en sortie d’épingles et la voiture ne prend pas suffisamment de vitesse dans les parties rapides du circuit », expliquait-il à l’issue du week-end. « Même si je suis déçu par ce premier week-end de course, je garde toute ma confiance envers les ingénieurs qui ont une grande expérience et nous devrions être prêts pour l’Alpe d’Huez dans quinze jours ».

Avec pour objectif de finir dans le top 5, Béroujon devra trouver les bons réglages rapidement afin de remonter de sa 18ème place actuelle au classement général. Chez Fiat par contre, on est pleinement satisfait. Lagorce et Dayraut étant respectivement troisième et quatrième, à 10 points de Muller et 5 de Prost.

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