24 Heures de SPA-Francorchamps, Patrice Goueslard trahi par le moteur de sa Ferrari 458 Italia GT3

0 commentaire

Alors que tout se présentait pour le mieux pour Patrice Goueslard, Olivier Pla et Julien Jousse, un problème électronique est venu entraver la bonne marche de la Ferrari 458 Italia GT3 n°10. Après 18 heures d’une course difficile, le pilote Caennais doit s’arrêter alors qu’il occupait la 5ème place du classement général !

Lors des essais qualificatifs du jeudi 28 juillet 2011, c’est Jousse qui est désigné pour réaliser le temps référence de la voiture. Gêné par l’entrée du safety-car à 15 minutes de la fin de séance, il doit se contenter de la 22ème place. Mais cette position est surtout symbolique, la place sur la grille n’ayant aucune conséquence pour une course de 24 heures.

Patrice est alors chargé de prendre le départ car c’est lui qui a le plus d’expérience par rapport à ses deux jeunes coéquipiers. Il se fraye un chemin parmi les voitures et remonte au fur et à mesure, évitant toutes les embûches ainsi que les accrochages du début de course. Lors qu’il cède le volant à Jousse, il est déjà remonté à la 9ème place après seulement une heure.

La course se poursuit et le trio marque des points précieux pour le championnat après 6 heures de course (9ème = 3 points) et 12 heures (6ème = 5 points). Aucun problème ne vient entraver la course de la Ferrari F458 n°10, les relais s’enchaînent et le team se contente de remettre de l’essence et changer les pneumatiques.

Mais après 16 heures de course, un premier problème apparaît : échappement cassé ! Puis c’est au tour de l’embrayage de lâcher. 18ème heure de course, la mort dans l’âme, Patrice est obligé d’arrêter de rouler et se classe 34e sur 62 participants…

++++

La course vue par Patrice GOUESLARD

«Nous avons réussi les 18 heures de Spa mais pas les 24 ! C’est déjà un super travail d’avoir fiabilisé ainsi cette Ferrari 458 qui est « un nouveau né » par rapport à ses concurrents. La première voiture a été construite et assemblée fin mars 2011…

Bref, j’ai pris un très bon départ en dépassant Bouvy, Jager et Verdonk (Verdonk me redoublera aux virages des Combes) et je suis resté prudent pour éviter les incidents. Je pars 22ème et je laisse la voiture 9ème. J’étais satisfait de cette première heure que je redoutais un peu compte tenu des 62 voitures en piste et de la météo pluvieuse.

A la 16ème heure, nous avons eu une alerte avec un échappement cassé certainement dus à des vibrations que nous avons depuis le début du week-end. Nous avons cherché à savoir d’où elles provenaient pendant trois jours et nous avons tout changé sur la voiture en dehors du moteur. Je suis persuadé depuis le début que c’est bien lui le responsable. Ce sont les deuxièmes échappements après ceux des essais alors que nous avons fait des séances d’essais, des courses sans jamais les casser.

Toutes ces vibrations moteur ont fait que nous n’avons plus rien : plus de frein et plus d’embrayage car l’électronique gère tout. En effet, les échappements cassés ont fait chauffer le faisceau électronique qui est à coté et cela a tout « cramé ».

Le point positif est que nous marquons des points et que nous avons rivalisé avec les autres Ferrari, notamment celles de Vita4one. Nous nous sommes toujours battus dans le top 10 tout au long de la course. Au mieux, nous avons été 3èmes ou 4èmes, au pire 10èmes.

C’est vraiment dommage pour le team que nous ne franchissions pas la ligne d’arrivée car toute l’équipe s’est vraiment démenée. Les mécaniciens viennent de vivre 15 jours de travail intensif, souvent jusqu’à une heure du matin, surtout après la sortie de piste de la voiture en championnat de France car il a quand même fallu passer la voiture au marbre puis tout reconstruire.

Au niveau de l’équipe, il n’y a rien à redire : les ingénieurs, les mécaniciens, la stratégie, tout a été parfait. De plus, c’étaient les premières 24 heures du team Sofrev ASP. L’une des deux voitures gagne la catégorie Amateur et l’autre abandonne après 18 heures de course.

Au contraire de toutes les autres voitures allemandes qui composaient le plateau, la Ferrari F458 Italia GT3 n’avait jamais fait de course de 24 heures.

Mes coéquipiers ont été très bons, ils sont jeunes, ils vont vite et sont sympas. Nous formions vraiment un bon équipage, c’est dommage…

C’est ma troisième course de 24 heures de suite où je dois abandonner… J’espère que la mauvaise série de 3 est terminée ! »

Prochaine épreuve du Blancpain Endurance Series, le 27 Août sur le tracé de Nevers Magny Cours pour une course d’une durée de 3 heures qui se courra le samedi en semi nocturne (18h-21h).

++++

Le classement au championnat

1 Greg Franchi 64.5 Points
2 Bert Longin / Stephane Ortelli / Filipe Albuquerqe 50
3 Matthias Ekstrom / Timo Scheider 46.5
4 Frank Kechele 45
5 Paolo Ruberti / Gianluca Roda /Rafaele Gianmaria 40
6 Giacomo Petrobelli / Matteo Bobbi 38
7 Dirk Werner / Edward Sandstroem / Claudia Huertgen 34.5
8 Frederic Makowiecki / Henri Moser 30.5
9 Markus Palttala 30
10 Marcel Fassler 27
11 Michael Bartels /Nico Verdonck 25
12 Gilles Vannelet 20
13 Stephane Lemeret / Thomas Jager / Heyer 19.5
14 Bas Leinders / Maxime Martin 19
15 Carlos Iacomelli 18
16 Patrice Goueslard / Julien Jousse 17
17 Andrea Piccini 15
18 Marc Basseng / Frank Stippler / Christopher Haase 12.5
19 Jonathan Hirschi / Antoine Leclerc 11
20 Stef Dusseldorp 10.5
21 Jerome Policand /Mike Rockenfeller 9

24 Heures de Spa 2011 - Patrice Goueslard
24 Heures de Spa 2011 - Patrice Goueslard
24 Heures de Spa 2011 - Patrice Goueslard
24 Heures de Spa 2011 - Patrice Goueslard
24 Heures de Spa 2011 - Patrice Goueslard
24 Heures de Spa 2011 - Patrice Goueslard

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site.

A lire également

Lorem id eget Nullam dolor Aliquam adipiscing consectetur leo at sem, Donec