35% du capital de Chrysler pour Fiat

par Vincent Royer
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Hier, Fiat et l’américain Chrysler ont annoncé avoir signé un accord préliminaire en vue d’une alliance stratégique. Fiat prendrait 35% du capital de Chrysler. Détails.

La rumeur courrait depuis quelques jours, c’est maintenant officiel, Fiat prend 35% du capital de l’américain Chrysler. En échange, la firme américaine aura accès à la technologie Fiat. Chrysler, spécialisé en grosses voitures et autres 4×4, pourra ainsi produire des voitures de petite et moyenne catégorie.

La part de 35% prise par Fiat est la part initiale précise le communiqué. Rien n’empêche donc que cette part soit revue à la hausse par la suite. Par contre, il est certain que Fiat n’aura pas à investir ou à renflouer l’américain. Ce partenariat ne devrait donc rien lui couter.

Heureusement car Chrysler, dont la situation n’est pas vraiment au beau fixe avec une production en chute de 53% l’an dernier, a d’ailleurs obtenu du gouvernement américain un financement d’urgence de 4 milliards de dollars pour faire face à la crise. En contrepartie, le constructeur doit prouver d’ici au mois de mars qu’il est économiquement viable. Il devra sinon rembourser cette somme. Le partenariat avec Fiat s’inscrit donc directement dans ce financement. Il est même un « élément clé » du plan de relance, gage de viabilité.

Pour Fiat, outre l’intérêt participatif, plutôt incertain, cet accord devrait surtout permettre de grosses économies de coûts et de profiter du réseau de distribution de Chrysler. Rappelons que le groupe Fiat souhaite relancer la marque Alfa Romeo et la petite 500 de l’autre côté de l’Atlantique.

Evidemment, chez Fiat, on se félicite de cet accord. « Cette initiative est une étape clé dans le changement rapide du paysage du secteur automobile et confirme l’engagement et la détermination de Fiat et Chrysler à continuer à jouer un rôle significatif dans ce processus », commente Sergio Marchionne, l’administrateur délégué de Fiat. Même son de cloche du côté américain : « cette alliance crée la possibilité d’un nouveau concurrent global et puissant en offrant à Chrysler un nombre de bénéfices stratégiques», a précisé Bob Nardelli, le PDG de Chrysler.

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