Alfa Romeo Brera 2.2 JTS Sky View

par Vincent Royer
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Lancé en 2006, le coupé Alfa Romeo possède un charme, un style, un look, irrésistible. Mais répond-il aux attentes des alfistes ? A savoir un coupé sportif ?

Attention aux yeux. Aujourd’hui le magnifique écrin normand nous accueille pour l’essai du troublant coupé Alfa Romeo Brera, lancé en 2006. Un coupé 2+2 dans la plus pure tradition de la marque.

Alors que 65% des ventes du Brera se font en motorisation diesel, nous avons préféré revenir aux sources avec le plus petit moteur de la gamme, le 2.2 JTS essence de 185 ch. Mais nous y reviendrons. Auparavant, un mot sur le nom de cette Alfa. Saviez-vous que Brera est le nom de l’un des quartiers de Milan ? Et pas n’importe lequel, l’ancien quartier des artistes, aujourd’hui cœur historique de la ville. Tout un symbole.

Et puisque nous parlons d’artistes, saluons le dessin magique de Giorgietto Giugiaro. Un dessin récompensé dès la présentation du prototype Brera lors du salon de Genève 2002 puis notamment à la Villa d’Este cette même année. Le coupé Brera définitif n’est pas en reste puisqu’il a entre autre été élu plus belle voiture de l’année lors du XXIème festival international automobile en 2006.

Une ligne à couper le souffle

Sa ligne à couper le souffle est pour le moins musclée. Trapue, la voiture affiche une agressivité renforcée par le dessin du bouclier avant, des rétroviseurs ou bien encore des passages de roues arrières, élargis.

Très élancé de profil, le Brera affiche des surfaces vitrées latérales réduites au minimum. Soigné jusque dans les moindres détails, le dessin est sobre. L’arrière est le plus excentrique, avec un petit becquet, deux doubles sorties d’échappement carrées, des optiques très allongés et surtout, des rondeurs poussées à l’extrême.

Des rondeurs qui peuvent gêner, certains trouvant que la partie arrière alourdi l’ensemble. Ce qui est sûr, c’est que la beauté du style a pris le pas sur la praticité. Nous y reviendrons.

Un mot sur les mensurations de la belle qui, bien que mesurant 4m41 de longueur et 1m83 de largeur, parait plutôt compacte. Son poids par contre est conséquent, près de 1,5 tonne.

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Une sonorité envoutante

Du coup, le moteur essence 2.2 JTS d’origine Opel, et retravaillé par Alfa Romeo, est un peu à la peine côté sportivité. Développant 185 ch à 6500 tr/mn, il s’agit de la motorisation la plus faible de la gamme. Ainsi équipé, le coupé Brera atteint les 222 km/h mais a besoin de 8,6s pour passer de 0 à 100 km/h. L’étagement de la boite de vitesses aurait gagné avec trois premiers rapports plus courts, d’autant plus que le moteur est plus à l’aise dans les tours. De ce côté-là c’est un bonheur pour les oreilles, la sonorité rauque du moteur étant tout simplement envoutante.

Basé sur la plate-forme de la 159, le Brera reçoit cependant quelques adaptations comme le tarage de ses suspensions. Le comportement, légèrement sous-vireur, est stable en toutes circonstances mais manque un peu de vivacité. Dommage car le coupé possède par ailleurs une direction directe et précise qui aurait pu aider à faire oublier le poids de la belle.

Des places arrière restreintes

A l’intérieur, on retrouve les éléments de la 159, à commencer par la très belle planche de bord, entièrement inclinée vers le conducteur. Le petit levier de vitesses, très maniable, est entouré des commandes de la climatisation bi-zone, de l’autoradio CD et de l’instrumentation. Une instrumentation qui apporte une petite touche d’exotisme car entièrement en italien.

Le tableau de bord est composé de l’afficheur de l’ordinateur de bord, entouré du tachymètre et du compte-tours. Quelques regrets concernant l’équipement, le régulateur de vitesse, les commandes de l’autoradio au volant ou bien encore la désactivation de l’airbag passager sont en série sur notre version Sky View mais seulement en option sur la version normale.

La sécurité avant tout

Quant aux deux places arrière, si elles existent sur le papier, en réalité il en sera tout autrement. Il est déjà difficile de caser ses jambes mais alors sa tête, c’est tout simplement impossible. Même le coffre d’un volume de 300 litres, sera plus accueillant.

Trêve de plaisanterie. Revenons un instant au coffre. Grâce à la banquette rabattable 1/3-2/3, son volume peut passer de 300 à 610 litres. Malheureusement, une fois encore le beau design du Brera l’handicape avec un seuil de chargement haut, très haut, trop haut.

Au volant, tous ces petits désagréments se feront vite oublier tant le plaisir de conduite est grand si l’on fait abstraction du manque de sportivité. Seules les marches arrière seront périlleuses, même avec le radar de recul présent de série, faute de visibilité.

Concernant la sécurité, le Brera est équipé de série de 7 airbags, de l’ABS avec répartiteur de freinage EBD, du contrôle de stabilité (VDC), de l’aide au démarrage en côte (Hill Holder) et de l’assistance au freinage d’urgence (HBA).

Proposé à partir de 36 100 euros, notre version Sky View reçoit de série la sellerie en cuir et le toit vitré panoramique. La version normale est accessible à partir de 32 600 euros.

Le Brera 2.2 JTS peut également recevoir une boîte robotisée Selespeed pour 1700 euros de plus.

Le coupé Brera est également décliné en motorisation essence 3.2 V6 JTS Q4, soit avec 4 roues motrices, et développe alors 260 ch. Enfin, une version diesel 2.4 JTDm de 210 ch vient compléter l’éventail des motorisations.

Modèle et options Tarif au 1er octobre 2007
Alfa Romeo 2.2 JTS Sky View 32 600 €
Sièges électriques et chauffants à mémoire 1 000 €
Rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement à mémoire 300 €
Modèle essayé 33 900 €
DSC_0693.jpgDSC_0699-2.jpgDSC_0704-2.jpgDSC_0709-2.jpgDSC_0744-3.jpgDSC_0747-2.jpgDSC_0754-2.jpgDSC_0757-2.jpgDSC_0781-3.jpgDSC_0830-2.jpgDSC_0835-2.jpgDSC_0845-2.jpgDSC_0897-3.jpg

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