L’été sera Saleen !

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Bruno Hernandez et Soheil Ayari, partis dans l’optique d’assurer pour marquer des points importants, l’emportent. Revenus sur les devants de la scène, Dominique Dupuy et François Fiat terminent deuxième, devant la Ferrari de Policand et Balthazard.

Avec 80 kg de lest, sur un circuit qu’ils ne jugeaient pas favorable à leur monture, Soheil Ayari et Bruno Hernandez surprenaient tout le monde en remportant leur cinquième succès de la saison. Pourtant, tout ne commençait pas pour le mieux, puisque Bruno Hernandez loupait son départ et rétrogradait de la quatrième à la sixième position. La stratégie de Bruno Hernandez était alors celle de l’attente : « je dirais que c’est une victoire à la Bornhauser… je n’étais pas en mesure de doubler les autres, j’ai donc adopté un rythme sage, pour donner à Soheil une super auto, c’était assez frustrant, mais c’est ce qui nous a permis de faire la différence » expliquait Bruno Hernandez. Soheil Ayari effectuait un superbe relais, puisque le pilote de la Saleen numéro 9 profitait de la bonne forme de ses gommes pour déborder la Ferrari de Jérôme Policand dans le 21 ème tour, puis la Corvette de Bouchut quelques tours plus tard. Le pilote d’Aix-les-Bains prenait donc la tête, puis s’évadait irrémédiablement vers sa cinquième victoire de la saison, permettant au duo Hernandez-Ayari de prendre un peu plus le large au Classement général du Championnat de France FFSA GT.

Le succès de la marque Saleen était complété par le retour sur le podium de François Fiat et Dominique Dupuy, qui retrouvaient enfin une voiture performante. « Je savais à Dijon les points qu’il fallait améliorer, nous avons beaucoup travaillé sur l’amortissement de notre Saleen, en fabricant de nouvelles pièces avec l’aide de Solution F, la voiture maintenant est perfectible, mais c’est une nouvelle saison qui commence pour nous » déclarait Dominique Dupuy.

Une fin de course mouvementée

La bataille pour la troisième place faisait rage jusqu’au drapeau à damier. En effet, Christophe Bouchut, après s’être fait déborder par les Saleen d’Oreca et Protek, voyait revenir rapidement la Ferrari de Jérôme Policand puis la Corvette de Philippe Alliot. Policand tentait de trouver l’ouverture sur Bouchut, en vain, et à l’abord du dernier tour, les trois voitures pointaient roues dans roues. Les trois hommes effectuaient toute la ligne droite côte à côte, et personne ne voulant freiner le premier, les trois voitures se retrouvaient dans l’herbe ! Policand était le plus prompt à redémarrer et parvenait à s’emparer de la troisième position, Alliot et Hallyday terminaient quatrièmes alors que Christophe Bouchut et Yvan Lebon étaient les grands perdants de l’histoire, puisqu’ils rétrogradaient en cinquième position, après avoir mené la course.

Narac et Lecourt comme toujours ; première pour les Rodrigues

Les frères Monteiro, sur leur Porsche 996 GT3 RSR menaient tout le début de course en Trophée GT2, devant la Dodge Viper d’Esteifano Pereira et la Porsche 996GT3 RSR de Michel Lecourt. Mais lorsqu’il succédait à Michel Lecourt au volant de la Porsche de l’écurie Imsa Performance Matmut, Raymond Narac faisait une fois encore la différence. Narac adoptait un bon rythme, et remontait jusqu’à la première position, synonyme d’un sixième succès. Deuxièmes, les frères Monteiro ne désespéraient cependant pas de bientôt faire trébucher l’intraitable duo : « on y arrivera… on progresse, on travail, et bientôt on les aura » prévenaient en coeur Claude et Michel Monteiro.

En Coupe de France FFSA GT, une autre famille s’illustrait, puisque Manuel et Julien Rodrigues remportaient leur premier succès ensemble. Les deux hommes profitaient de la défaillance de Thierry Guiod et Franck Colas, qui voyaient leur course ruinée après un contact avec un autre concurrent, ce qui forçait Franck Colas à terminer la course au ralenti, avec une jante endommagée. Les Auvergnats Lelièvre et Polette terminaient deuxièmes, alors que Guy Clairay et le local de l’étape Jérôme Laurin parvenaient à s’emparer de la troisième marche du podium. « C’est un réel plaisir de monter sur le podium, chez moi, et cela me donne envie de faire encore mieux dans la deuxième course » se réjouissait Jérôme Laurin.

Le film de la course

Installé en deuxième position, Pertti Kuismanen surprenait le poleman, David Hallyday, et virait en tête au premier virage. Cependant Hallyday mettait la pression sur son équipier, cherchant immédiatement la moindre ouverture pour s’emparer de la tête. Derrière les deux Corvette de PSI Expérience, Yvan Lebon lançait la révolte, suivi par Gaël Lesoudier, Richard Balandras, Bruno Hernandez, Gabriel Balthazard et Eric Debard, alors que dans le peloton, Soave et Rabineau s’accrochaient. Patrick Bornhauser, contraint de changer le moteur de sa Viper après les essais du matin, s’élançait des stands, et gagnait rapidement de nombreuses positions.

Dans le troisième tour, David Hallyday tentait de déborder Kuismanen, mais les deux hommes ne se comprenaient pas, et s’accrochaient. Kuismanen restait sur le carreau, tandis qu’Hallyday repartait en troisième position, derrière la Corvette d’Yvan Lebon et la Viper de Gaël Lesoudier. Cependant Hallyday repartait sur les chapeaux de roue, puisqu’il ne lui fallait que deux tours pour reprendre les commandes de la course, doublant coup sur coup Lesoudier et Lebon. Le pilote chanteur s’echappait ensuite, adoptant un rythme élevé. Yvan Lebon, deuxième, maîtrisait Gaël Lesoudier, tandis qu’un groupe mouvementé se disputait le quatrième position. En effet, au volant de sa Viper, Balandras contenait tant bien que mal Balthazard, Hernandez, Debard et Fiat. Balthazard allait être le premier à trouver l’ouverture, puis Hernandez, Debard et Fiat en profitaient, reléguant Balandras en huitième position.

Au moment de changer de pilotes, Hallyday possédait plus de vingt secondes d’avance sur le reste de la meute, et tous les leaders rentraient en même temps dans les stands. Logiquement, Philippe Alliot succédait à son équipier en tête, devant Christophe Bouchut, Frédéric Makowiecki, Jérôme Policand, Soheil Ayari et Dominique Dupuy. Les positions allaient cependant évoluer, puisqu’au moment où Makowiecki prenait l’avantage sur Bouchut, Alliot effectuait un tête-à-queue, accélérateur bloqué. Alliot parvenait à repartir, mais en sixième position, derrière Policand, qui entre temps s’était fait déborder par les deux Saleen.

Soudain, le leader de la Course, Frédéric Makowiecki, repassait par les stands… effectuant un « Drive Trought » qui était en fait adressé à son équipier, Mathieu Zangarelli ! Comble de malchance, en s’engouffrant dans les stands, il roulait sur un bout de gomme qui obstruait son échappement, provocant rapidement un début d’incendie, le poussant à l’abandon. Survolté, Soheil Ayari, après avoir doublé Policand et Alliot, s’attaquait au nouveau leader, Christophe Bouchut, qui ne pouvait rien contre le retour de la Saleen. Mais une Saleen en cachant une autre, Bouchut devait ensuite s’incliner face au retour de Dominique Dupuy. La lutte pour la dernière place du podium ne s’achevait pas avant le drapeau à damier ! Roues dans roues à l’abord du dernier tour, les Corvette de Bouchut et Alliot, ainsi que la Ferrari de Policand, se présentaient de front dans la ligne droite… personne ne voulait lâcher et les trois voitures se retrouvaient en délicatesse ! Finalement Policand en profitait et parvenait à franchir la ligne d’arrivée derrière les Saleen de Ayari-Hernandez et de Dupuy-Fiat…

Les déclarations

Bruno Hernandez (Saleen S7R – Team Oreca), 1 er
« Je pense que le fait d’avoir loupé mon départ nous a fait gagner la course ! On n’est quand même pas bien en moteur, car en ligne droite je me faisais toujours larguer, il n’y avait que les virages pour passer. Je suis donc resté sagement derrière, avec comme seul objectif : économiser mes pneumatiques. On a fait une simulation de course en libres, et on va dire qu’on a fait une course à la Bornhauser, en pensant constamment à préserver l’auto. J’étais un peu frustré dans la voiture, mais je savais que sur la longueur cela allait payer. »

Soheil Ayari (Saleen S7R – Team Oreca), 1 er
« L’idée était d’être malin en course ! En première partie de course nous n’avions rien à tenter, et juste préserver les pneus. Tous les autres ont attaqué fort, il y a eu des dépassements et beaucoup d’action, pendant que Bruno faisait une course sage. Il n’y avait donc ensuite pas photo entre notre voiture et celle des autres, j’avais plus de potentiel que mes adversaires et j’en ai profité pour passer, parfois dans des trous de souries. En fin de course, j’étais comme tout le monde, avec une voiture délicate. Nous faisons une bonne opération au Championnat. Déjà je savais que les voitures de PSI Expérience vivaient une course difficile, mais pour nous c’est bien que la Saleen de Dupuy et Fiat soit là pour prendre de gros points aux autres ! »

Gabriel Balthazard (Ferrari 550 Maranello – Larbre Compétition SOFREV), 3 ème
« Soave m’a attaqué au départ, sur les conseils de Jérôme je n’ai pas pris de risques et j’ai freiné pour éviter l’accrochage ! J’ai bien fait. Ensuite il y a eu une belle explication avec les autres, la voiture était bien en vitesse de pointe, mais la voiture survirait beaucoup. Lorsque j’ai passé Balandras, j’ai réussi à m’échapper un peu. Cependant nous dégradons beaucoup trop vite l’auto, depuis Dijon nous avons le même problème. C’était physiquement très difficile. J’espère qu’on va tout de même réussir à très vite en gagner une ! »

Jérôme Policand (Ferrari 550 Maranello – Larbre Compétition SOFREV), 3 ème
« Je suis revenu sur Christophe Bouchut, mais il défendait justement sa place. Je ne trouvais pas l’ouverture pendant quatre tours, et dans les dernières boucles, Philippe Alliot revenait comme un avion ! Dans le dernier tour on se retrouve tous les trois de front, moi à l’intérieur, Christophe au milieu et Philippe à l’extérieur… et bien entendu aucun de nous trois n’a voulu lâcher ! Les deux Corvette sont parties en toupie et m’ont emmené dans l’herbe. Je réagis vite, je repars derrière Christophe et je le passe immédiatement ! C’est un peu miraculeux, c’est dommage que cela se termine par un accrochage. Ce n’est la faute de personne, trois voitures de front dans le dernier de tour, c’est un fait de course ! »

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