Seul au monde

par Sonia Dauger
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Nouvelle course, nouvelle victoire. Personne n’arrête Michaël Schumacher. Le championnat du monde n’est, théoriquement, pas encore joué. Mais la bataille a surtout lieu pour les places d’honneur.

Y a-t-il quelque chose à faire pour le stopper ? La question tourne sans cesse dans les têtes des coureurs, des techniciens, des patrons d’écuries adverses… La réponse leur échappe pour le moment. A tous. Elle ne se dévoile pas encore et Michaël Schumacher en profite pour aligner les victoires. A Catalunya (Espagne), c’était la 5ème en 5 courses.

Surprises

Le circuit espagnol a tout de même réservé quelques surprises. La première : le départ fulgurant de Jarno Trulli (Renault) qui reconnaissait lui-même être à la limite : « C’est vrai, mon départ était fabuleux, mais à la limite du faux-départ. C’est le genre d’envol que vous réussissez une fois dans votre vie. J’ai été chanceux”.

Chanceux pendant 8 tours, avant d’être rattrapé et mangé par l’ogre Schumacher… qui non content de dévorer ses petits camarades dans la cour de récréation, avale les records course après course : cette fois-ci, c’est le nombre de victoires d’affilée qui vient d’être égalé. Nigel Mansell l’avait établi en 1992. L’Allemand vient de rejoindre le Britannique en tête des charts. En toute modestie, comme d’habitude : « Je ne conduis pas pour les statistiques » déclarait le sextuple champion du monde.

Surprise suivante : après la frayeur Trulli, il y eu l’inquiétude Ferrari. 10ème tour. Un bruit bizarre émanant de la voiture rouge fait planer le spectre de l’abandon : « J’ai eu très tôt un problème d’échappement après le premier ravitaillement (10e tour). Il n’y avait rien à faire. Nerveusement, c’était terrible. » Terrible, mais pas insurmontable. Même avec son pépin technique, Schumi domine. Et gagne.

Un cavalier seul qui ne fut donc pas de tout repos. Et qui a pu compter sur le soutien de son coéquipier, Rubbens Barrichello, qui, grâce, à sa deuxième place, offre un nouveau doublé à la Scuderia.

Les places d’honneur

Derrière les deux Ferrari, les poursuivants se livrent une belle bataille. Ce week-end, les Williams-Renault, ont su tirer leur épingle du jeu. Jarno Trulli, animateur de la première partie de la course, finit 3ème, juste devant son coéquiper Fernando Alonso, qui, sur ses terres, a fait la joie de ses supporters espagnols.
Takuma Sato (Bar Honda) termine 5ème et pallie le temps d’une course les mauvaises qualifications de Jenson Button tout en s’affirmant comme un coéquipier de luxe. Ralf Schumacher termine 6ème. Résultat médiocre mais toujours plus remarquable que l’autre pilote de Williams-BMW, Juan Pablo Montoya, contraint à l’abandon.

Celui qui ne court pas pour les statistiques a la possibilité dans 15 jours de battre le record de victoires d’affilée à Monaco, lors du 200ème Grand Prix de sa carrière. « La prochaine étape c’est Monte-Carlo, un Grand Prix prestigieux. Et pour cette raison, je ferai tout pour gagner. Toutefois, vous savez, la course est imprévisible”. Humour ou modestie ?

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