Beltoise piège Prost

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Pour leur première course ensemble, et après avoir dominés la manche, Nicolas et Alain Prost doivent finalement se contenter de la seconde place. Balthazard et Policand doivent se contenter de la 7ème place au volant de leur Ferrari 550 Maranello.

Pour son premier envol depuis la position de pointe, Nicolas Prost tenait bon et pointait en tête à la première chicane devant Yvan Lebon, Patrick Bornhauser, Jean-Luc Blanchemain et Olivier Dupard. Dès les premiers instants de course, Nicolas Prost s’appliquait à creuser l’écart sur ses poursuivants. Derrière Lebon, Bornhauser, Blanchemain et Dupard semblaient s’impatienter mais ne parvenait pas à trouver l’ouverture face à un Yvan Lebon, qui devant son public défendait fièrement sa deuxième position. Cependant, Lebon finissait par se faire surprendre par Dupard et Bornhauser qui venaient de s’échanger leurs positions. En tête, après un quart d’heure de course, l’écart se stabilisait aux alentours de dix secondes ; Nicolas Prost devait maintenant composer avec le trafic. En lutte pour la deuxième position, Jean-Luc Blanchemain restait au contact d’Olivier Dupard, alors qu’Yvan Lebon devait désormais contenir le retour de Bornhauser, Hernandez et Fiat, bien revenu à bord de sa Saleen. Englué dans le trafic, Nicolas Prost était le premier à rentrer aux stands pour passer le relais à son quadruple Champion du Monde de père. La plupart des autres concurrents rentrait au tour suivant, seul Olivier Dupard, Yvan Lebon et Patrick Bornhauser choissisaient de rentrer plus tard aux stands, Dupard était même un des derniers pilotes à passer le relais.

L’avant-dernier tour chamboule tout

En tête de la course, Alain Prost devait se méfier du retour d’Anthony Beltoise qui pointait à une dizaine de secondes à peine, la Saleen de Dupuy était alors troisième et Soheil Ayari héritait de la quatrième position lorsque Cyril Hélais partait à la faute et s’échouait dans le bac à gravier. A vingt minutes de l’arrivée, les quatres premiers pointaient en vingt secondes et Alain Prost ne disposait plus que de cinq secondes d’avance sur Antony Beltoise, alors l’homme le plus rapide en piste. Beltoise revenait finalement au contact du “professeur”, sans jamais être en mesure de l’attaquer. L’écart entre les deux hommes fluctuait en fonction du trafic et jamais Beltoise ne semblait en mesure de prendre l’avantage sur Prost. En troisième position, Dominique Dupuy cédait du terrain et voyait la Corvette de Sohail Ayari revenir peu à peu. Derrière le quatuor de tête, Olivier Thévenin gérait sa course à bord d’une voiture qui ne lui convenait pas, Zangarelli pointait sixième, Balthazard septième et dans son pare-chocs, Makowiecki cherchait et finissait par trouver l’ouverture. La course semblait jouée, mais l’avant-dernier tour chamboulait tout. En effet, Alain Prost se faisait bloquer par deux voitures plus lentes, et Anthony Beltoise, opportuniste, le débordait en s’infiltrant dans un trou de souris. Beltoise prenait donc la tête, et au même instant la Saleen de Dominique Dupuy était signalée au ralenti sur le circuit, suite à une panne d’essence, ce qui profitait à Soheil Ayari. Ainsi Beltoise et Blanchemain remportaient leur deuxième course de la saison, revenant ainsi à la deuxième position au Championnat de France FFSA GT. Pour leur première course ensemble Alain et Nicolas Prost terminaient deuxième. Enfin, Ayari et Hernandez montaient pour la première fois de la saison sur le podium.

Première victoire pour David et Balandras

En trophée GT2, Raymond Narac et Sébastien Dumez remportaient leur onzième victoire de la saison, devant Demigneux et Rabineau, qui ne disposaient pas d’une voiture assez performante pour se battre pour la victoire. Eric Hélary et Roland Medici s’emparaient de la troisième position grâce à un beau travail d’Hélary.

En coupe de France, Yannick David et Richard Balandras se voyaient récompensés de leur changement de stratégie. En effet, pour la première fois de la saison Balandras prenait le départ, et tenait ainsi la dragée haute à Goubet, Peyroles et Charriol. La deuxième partie de course était marquée par la crevaison de Ancel-Goubet, peut-être le tournant de la saison en Coupe de France. Jean-Charles Lévy, au volant de la Lamborghini, partait à la faute en fin de course, David et Balandras s’imposaient pour la première fois de la saison, devant Peyroles-Guiod, heureux deuxième et Issartel-Bachelier.

Réaction

Anthony Beltoise : “ Avant tout, je tiens à féliciter Jean-Luc Blanchemain pour son très bon relais. Après le changement de pilotes, j’ai été surpris par l’écart assez faible avec Prost . Je suis bien revenu mais je ne pouvais pas le doubler. J’ai été opportuniste lorsque Alain a été gêné par des retardataires. Nous sommes vraiment heureux de cette victoire importante pour le Championnat.”

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